Une page blanche

Ma très chère plume…mon cher journal

Je ne trouve pas de titre a cet écrit peut être quand je me serais complètement abandonnée a cette page je reviendrai et peut-être que je le nommerai.

Peut-être bien qu’a ce moment je pourrais te donner un titre que finalement c’est ainsi que je deviendrais une toute petite signature.

Mais à l’ instant tout ce qui me tente de faire c’est de laisser courir les doigts.

Me laisser guider seulement par cette joie de moi et toi.

Une rencontre entre cœur âme et plume.

Sur une feuille de cahier.

Entre toi et moi.

C’est une histoire de véritable amour.

C’est une aventure qui a débuté si timidement il y a bien longtemps tu m’invitais à te rejoindre a te plonger dans l’encrier.

A permettre a l’encre de former  des mots en si complète liberté.

A me livrer.

A me dévoiler, à me raconter jusqu’à l’âme

Il y avait des images qui s’attachaient à mes mots.la feuille (2)

Des dessins gribouillés  dans les marges.

Qui n’avaient de sens que pour moi  bien  souvent

comme des aide -mémoire.

Tu le savais, je pense que tu avais beaucoup à m’offrir.

Dans mon intérieur j’entendais cette invitation, Elle descendait  jusqu’au fond de mes tripes je crois que déjà tu savais que j’avais tant à y découvrir. En m’y plongeant.

J’avais ma vie à complètement revisiter.

Des trésors complètement enfouis à découvrir.

J’avais un intérieur à guérir.

Je signe ta Jeanne.

Offrir des mots en héritage …

une plume

 

 

Des mots en héritage.

Une lettre d’amour pour chacun de mes amours.

Il y a des soirs comme ca ou j’ai vraiment envie de laisser aller ma plume.

Des soirs où j’ai une telle envie de vous laisser des mots.

Pour que le soir ou je ne serai plus.

Physiquement présente pour vous bercer dans mes bras.

Pour consoler vos chagrins

Pour vous dire des mots réconforts au bout d’un fil de téléphone.

Pour vous murmurer des mots qui rassurent, des mots qui dis-je suis la.

Le soir ou mon corps trop fatigué.

Bien malgré lui auras été forcé de capituler.

Je veux vous laisser ces mots, que j’ai au fond du cœur.

Vous dire qu’au-delà de toutes les frontières.

Mon cœur vous appartient.

L’amour va bien au-delà des frontières.

Voilà ma foi.

S’il m’est arrivé pendant des années D’avoir eu de la difficulté à être toujours présente à 100% dans ma vie avec vous mes trésors.

Par un seul désir d’être là réellement présente, je le pensais un simple petit désir mais il devait être bien plus grand.

Il en a traversé des frontières.

Car il m’a permis de brisés toutes les barrières qui me retenaient en arrière.

Vous étiez la force et le courage qui nourrissait mon simple petit désir.

Il m’a fallut des années pour quitter toutes les expériences plus difficile de ma famille d’origine.

Pour vraiment faire la paix de toutes mes batailles et mes guerres.

Toutes les expériences difficiles de ma vie avant vous.

Mais nous y sommes arrivés.

Un matin.

Nous nous sommes finalement rencontrés au présent.

Je sens comme une urgence de vous offrir mon amour de le coucher sur le papier.

J’aime écrire mais par-dessus tout j’aime vous écrire.

Vous êtes mes plus grandes sources d’inspirations.

Je sais qu’elle me vient de mon père cet amour de la lecture et celle de l’écriture.

De ma mère me vient mon amour de la nature et celle de prendre soin.

Quand je suis dans l’action je vois ma mère en moi.

Tout ca fait aussi parti de votre sang c’est dans vos gènes.

Je crois que je possède une âme artiste.

Je ne vous dis pas une grande artiste qui a fait carrière.

Ou qui a de grandes œuvres.

Mais une artiste dans l’âme.

Ca je sais.

J’aime me perdre dans mes tentatives de créations.

Qu’importe les résultats c’est tout le processus qui remplit le cœur de joie.

Ces écrits que souvent vous habitez.

Mes amours.

Chacun a des passions dans sa vie.

Des passions qui viennent souvent adoucir ses heures plus difficiles.

Des Passions qui peuvent lui aider à traverser les tempêtes.

Des passions qui redonnent le goût de la vie.

Moi une des miennes est l’écriture.

Et créer.

Je vous regarde et je vois aussi certaines des vôtres.

Je sais que mon Âme d’artiste vit aussi dans ma descendance….

Dans votre amour des mots pour certains et de tous les processus de créations pour d’autres je sais que l’amour et la passion se transmet par héritage.

Je l’ai reçu a la naissance je l’ai découverte dans ma vie.

Et je la vois en vous tous mes amours.

Je vous aime.

Maman

du fond de mes archives.

Le lien(3)

M. B.

Il y a des personnes qui passent dans notre vie.

Et du fait de leur passage.

C’est toute notre vie qui en sera transformé.

Il laisse une marque profonde.

Tu es l’une de ces personnes de ma vie.

Tu es arrivé.

Quand j’étais au fond d’un gouffre.

Dans ma plus grande tempête.

Tu as tenu le fil.

Qui me ramenait en surface quand je sombrais dans les eaux trop profondes.

Tu es celui.

Auquel j’ai pu m’accrocher pour retrouver le chemin vers la vie.

Quand moi je marchais vers celui de la mort.

Tu es la première personne qui m’a ouvert le chemin de ma liberté.

Notre lien c’est un lien de médecin patient.

Tu m’as offert une oreille qui ne juge pas.

Quand moi je me condamnais.

Tu m’as fait regarder tous les blocages que j’avais construits en moi.

A partir de ce lien j’ai pu découvrir mes propres points de repère.

Pour défaire les murs et les barrières en moi.

Et j’ai pu tracer ma propre carte au trésor enfoui.

Je sais qu’il m’a fallut faire un travail archéologique.

Dans ma terre de naissance.

Mais par le fait que tu as cru que je pouvais y arriver.

Tu as eu assez foi en moi.

Alors que moi je m’étais complètement rejetée.

Qu’une semence d’espérance tu y à laissé.

Je ne sais pas si un jour nos chemins se croiseront de nouveau.

Mais par cet écrit.

Je veux te dire merci.

Je sais que le mot semble petit, mais c’est tout mon cœur que je mets dans ce merci.

Je le lance dans l’univers, car je n’ai aucune espèce d’idée ou la vie t’a conduit.

Tu as été bien plus qu’un médecin.

Ta présence fut comme le passage d’un ange.

En l’année 1982.

Le passage le plus difficile de ma vie.

Tu es le premier guide d’une petite chenille.

Vers la vie et la naissance d’un papillon.

Jeanne D’arc.

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Une reprise

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Comme le Roseau.

J’ai toujours rêvée d’avoir la grandeur de mon chêne.

Sa force et sa prestance.

Je regardais cet arbre immense

Dieu qui était beau.

Rien ne lui faisait peur

J’enviais cette force et cette solidité

Mais un jour de grande tempête

Sous la puissance de tous les éléments

Mon beau grand chêne est foudroyé

Une grande déchirure

Je le croyais invincible

Sa rigidité l’as tué.

Je l’ai pleuré mon chêne

A ce point de rupture

Car il n’est pas dans la nature du chêne

De plier jusqu’a touché terre.

Mais par la perte de mon beau chêne

J’ai appris une leçon de vie

Et j’ai remercié

La vie

car

elle a fait de moi

Un tout petit roseau.

Il plie à chaque tempête sous la force

Des vents qui le traverse.

Les orages passent le brasse et le bouscule jusqu’à lui faire toucher la terre.

Mais ce petit roseau a découvert sa force dans sa flexibilité.

Ses branches semblent si fragiles

Mais paradoxalement c’est leurs fragilités qui devient leur force

Il permet à tous les éléments.

De le plier au gré de leurs fantaisies

C’est ainsi tel un tout petit roseau

Que j’ai traversée tous les évènements pénibles de ma vie,

Merci.

Jeanne

Il y a de ces textes que l’on écrit…….

Et que pourtant nous hésitons a partager, cette hésitation nous déchire de l’intérieur nous sommes divisés Entre cette peur de dire ,cette peur de dévoiler parce qu’une honte  nous habite encore , et aussi parce que le sujet dérange et le ressenti qu’il faut briser le silence  pour espérer qu’un jour les enfants puissent vivre en paix leur enfance .

oiseau

L’innocence.

Tu as volé son innocence.

Tu lui voles son adolescence.

C’est l’âge des découvertes.

À peine sorti de l’enfance.

Tu ressens ton cœur qui palpite.

Ton corps s’éveille aussi.

Tu crois à l’amour qui dure toujours.

Elle est à l’âge de rencontrer des copains du même âge.

Et qu’ensemble ils puissent découvrir l’amour.

Elle à un corps de femme.

Mais son cœur et son âme.

On encore un pied dans l’enfance.

Presque l’âge encore des poupées.

Tu représentais un adulte en position d’autorité.

Ton rôle est de la protéger de la guider dans ses choix.

Tu avais le devoir d’être un adulte sain dans sa vie.

Tes gestes ont tout gâché

Tu as tout fucké ses points de repères.

Tu lui as volé son innocence.

En te servant de son corps pour ton plaisir.

Tu t’es servi du mensonge.

Pour assouvir de bas instincts

Tu as brisé son âme d’enfant.

Tu as hypothéqué sa vie.

Parce que dans mon enfance j’ai gardé le silence.

Moi dans la sienne j’ai décidé.

De briser ce même silence.

Pour qu’elle puisse grandir, et se libérer de ces traces de boue que tu as laissée.

Sur la pureté de son adolescence.

Sur la pureté du début de sa vie de femme en devenir.

Pour qu’elle ne porte pas la honte.

Sur ses frêles épaules toute sa vie.

Car cette honte elle n’est pas la sienne.

Elle ne lui appartient pas.

Elle n’as pas a la vivre.

Et pourtant j’ai peur qu’elle s’en fasse un manteau.

En écrivant son histoire je me libère aussi de la mienne.

À tous les voleurs d’innocence.

Je refuse maintenant de protéger votre anonymat.

Vous êtes des briseurs de vie, et au pluriel s’il vous plaît.

Peut-être que certains et certaines m’en voudront,

Mais j’accepte d’assumer les choix.

Que mon cœur m’a dicté.

Tout mon intérieur se rebellait à garder le silence.

D’une femme survivante tout simplement.

Jeanne