Il y a de ces textes que l’on écrit…….

Et que pourtant nous hésitons a partager, cette hésitation nous déchire de l’intérieur nous sommes divisés Entre cette peur de dire ,cette peur de dévoiler parce qu’une honte  nous habite encore , et aussi parce que le sujet dérange et le ressenti qu’il faut briser le silence  pour espérer qu’un jour les enfants puissent vivre en paix leur enfance .

oiseau

L’innocence.

Tu as volé son innocence.

Tu lui voles son adolescence.

C’est l’âge des découvertes.

À peine sorti de l’enfance.

Tu ressens ton cœur qui palpite.

Ton corps s’éveille aussi.

Tu crois à l’amour qui dure toujours.

Elle est à l’âge de rencontrer des copains du même âge.

Et qu’ensemble ils puissent découvrir l’amour.

Elle à un corps de femme.

Mais son cœur et son âme.

On encore un pied dans l’enfance.

Presque l’âge encore des poupées.

Tu représentais un adulte en position d’autorité.

Ton rôle est de la protéger de la guider dans ses choix.

Tu avais le devoir d’être un adulte sain dans sa vie.

Tes gestes ont tout gâché

Tu as tout fucké ses points de repères.

Tu lui as volé son innocence.

En te servant de son corps pour ton plaisir.

Tu t’es servi du mensonge.

Pour assouvir de bas instincts

Tu as brisé son âme d’enfant.

Tu as hypothéqué sa vie.

Parce que dans mon enfance j’ai gardé le silence.

Moi dans la sienne j’ai décidé.

De briser ce même silence.

Pour qu’elle puisse grandir, et se libérer de ces traces de boue que tu as laissée.

Sur la pureté de son adolescence.

Sur la pureté du début de sa vie de femme en devenir.

Pour qu’elle ne porte pas la honte.

Sur ses frêles épaules toute sa vie.

Car cette honte elle n’est pas la sienne.

Elle ne lui appartient pas.

Elle n’as pas a la vivre.

Et pourtant j’ai peur qu’elle s’en fasse un manteau.

En écrivant son histoire je me libère aussi de la mienne.

À tous les voleurs d’innocence.

Je refuse maintenant de protéger votre anonymat.

Vous êtes des briseurs de vie, et au pluriel s’il vous plaît.

Peut-être que certains et certaines m’en voudront,

Mais j’accepte d’assumer les choix.

Que mon cœur m’a dicté.

Tout mon intérieur se rebellait à garder le silence.

D’une femme survivante tout simplement.

Jeanne