du fond de mes archives.

Le lien(3)

M. B.

Il y a des personnes qui passent dans notre vie.

Et du fait de leur passage.

C’est toute notre vie qui en sera transformé.

Il laisse une marque profonde.

Tu es l’une de ces personnes de ma vie.

Tu es arrivé.

Quand j’étais au fond d’un gouffre.

Dans ma plus grande tempête.

Tu as tenu le fil.

Qui me ramenait en surface quand je sombrais dans les eaux trop profondes.

Tu es celui.

Auquel j’ai pu m’accrocher pour retrouver le chemin vers la vie.

Quand moi je marchais vers celui de la mort.

Tu es la première personne qui m’a ouvert le chemin de ma liberté.

Notre lien c’est un lien de médecin patient.

Tu m’as offert une oreille qui ne juge pas.

Quand moi je me condamnais.

Tu m’as fait regarder tous les blocages que j’avais construits en moi.

A partir de ce lien j’ai pu découvrir mes propres points de repère.

Pour défaire les murs et les barrières en moi.

Et j’ai pu tracer ma propre carte au trésor enfoui.

Je sais qu’il m’a fallut faire un travail archéologique.

Dans ma terre de naissance.

Mais par le fait que tu as cru que je pouvais y arriver.

Tu as eu assez foi en moi.

Alors que moi je m’étais complètement rejetée.

Qu’une semence d’espérance tu y à laissé.

Je ne sais pas si un jour nos chemins se croiseront de nouveau.

Mais par cet écrit.

Je veux te dire merci.

Je sais que le mot semble petit, mais c’est tout mon cœur que je mets dans ce merci.

Je le lance dans l’univers, car je n’ai aucune espèce d’idée ou la vie t’a conduit.

Tu as été bien plus qu’un médecin.

Ta présence fut comme le passage d’un ange.

En l’année 1982.

Le passage le plus difficile de ma vie.

Tu es le premier guide d’une petite chenille.

Vers la vie et la naissance d’un papillon.

Jeanne D’arc.

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