Humeur a température variable

Humeur a température variable

L’hiver pour moi est un petit brin plus difficile même si selon ce que l’on m’a raconté je sois arrivée dans ce monde dans une des tempêtes d’hiver de l’an 1949. Ces mois de froid et de glace je me bat avec depuis de nombreuses années. J’aime la chaleur ,les vêtements plus légers, la verdure …

La senteur du gazon frais coupé.

Des couchers de soleil tardifs.

Même si j’ai bien essayé de me convertir aux gros chandails de laine et les feux de foyer …

A toute cette belle blancheur hivernale…

Dans le fond de moi je n’y arrive pas.

Pour moi un arbre sans feuille semble sans vie.

Malgré que je sache qu’il est seulement en repos.

Même en essayant de toutes mes forces.

Je ne le ressens pas.

Je semble vivre sur mes réserves d’humeur estivale.

Et il y a certaines années je me morfonds un peu plus car je n’en ai pas assez économisé.

Et plus les jours passent et plus le froid s’installe à l’intérieur.

Je rêve des café terrasse…

Des jardinières suspendues..

Des pommiers en fleurs

Et de peau en sueur …

Je suis plus des brûlures du chaud que celles du froid ….

Je n’y arrive pas… mes os réclament la chaleur du soleil d’été.

Mais pas seulement mes os….

Mon ciel intérieur est en recherche de mes humeurs estivales …

Je vais continuer à chercher je dois bien en avoir encore de cacher précieusement dans un fond de tiroir de ces humeurs été .

De mes souvenirs chaleur…

Jeanne D’arc

Intériorité 

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Il y a en moi des paysages intérieurs. 

Il y a des îles et des déserts. 


Il y a des zones de turbulences. 


Et des espaces vides. 


Il y a des montagnes à gravir. 


Il y a des vallées pour se reposer. 


Des rivières que j’ai pleurées. 


De grands fleuves à naviguer. 




Il y a des jours et des nuits. 


Il y a des naissances et des morts. 


Mais aussi des renaissances et des résurrections. 


Il y a des printemps et des hivers. 


Il y a des étés enchanteurs. 


Et des automnes pleins de couleurs. 




Il y a des airs de musique. 


Des airs tristes et des airs joyeux. 


Des silences, des entre temps. 




Il y a en moi des moments d’extase.  


Des états d’être remplis de joie. 


Des jours où tu peux toucher et voir toute la beauté du monde. 


C’est cela que j’appelle le ciel. 


Des états ou mon esprit, 


Ne peux désirer rien de plus. 




Il y a des moments de doute. 


D’autres de foi. 


Certains pleins de peut-être. 


D’autres de certitude. 




Il y a des anges qui me guident. 


Il y a des démons où des dragons à combattre. 


Il y a des zones de repos. 


Et des zones de confort. 




Il y a de belles mers des océans et des continents. 


Il y a des tempêtes  


Il y a des raz de marée. 


Mais il y a aussi de magnifiques plages ensoleillées. 


Des rivages inconnus parfois. 




Des territoires a débroussaillés. 


Des territoires encore fragiles. 


Des territoires parfaitement conquis. 


D’autres quelquefois encore un peu minés. 






Il y a en moi aussi un tout petit jardin. 


Que je veux cultiver. 


Un petit territoire sacré. 


Là où je peux venir me recueillir. 


Communier et m’abreuver d’une eau vive. 


J’y ai bâti. 


Un tout petit refuge. 


Ou je me retire toute seule avec mon Dieu. 


Pour lui parler, mais aussi pour essayer de l’écouter, 


Quand je me sens un peu perdu.je me retire dans ce jardin secret. 


Et tout doucement. 


J’y viens chercher la paix. 


Il est là au plus profond de moi. 


Il est là où il n’y entre que toi.
Jeanne D’arc. 








 

 

Il y a des mots.

Certains des mots que j’ai lus et d’autres que j’ai entendus me sont restés collés sur la peau.

Des mots faits vécus.

Des mots qui frappent.

Je voudrais pour certains d’entre eux être comme le serpent pour me défaire de cette peau.

Cette peau qui porte ces mots.

Ils ont fait des sillons, creusés si profond.

Ils sont comme des cratères sur la surface de la lune.

Quand je tombe sur eux.

Je glisse dans leurs sillons, je me perds dans leurs cratères.

Oui il y a de ces mots qui ont cet effet sur moi.

Pourtant arrive d’autres mots lus et entendus qui eux m’ont fournis des ailes pour devenir papillon.

Ils m’ont fabriqués des échelles pour remonter des puits sans fond.

Des mots qui caressent, des mots qui flattent.

Des mots sourires des mots douceur.

C’est le pouvoir des mots sur moi.

Des mots furent souvent bien plus que des guérisons.

Ils ont été de grandes résurrections

Je les ai aimés, vécus écrits.

C’est tout cela pour moi la magie des mots….

Ces mots que je partage avec vous.

En toute amitié.

Jeanne D’arc

texte inspiré

 

Ce texte est inspiré de la plus grande tempête de ma vie , j’avais 33 ans elle fût mon premier pas d’ un cheminement pas toujours en droite ligne , il y a eu plusieurs courbes et tournants, des croisés de chemins .
Des pentes dangereuses et abruptes, des côtes qui parfois te laissent sans souffle , quand tu arrive en haut souvent ,tu te roule en petite boule et prend une petite pause pour reprendre ton souffle ou seulement un moment de répit pour retrouver tes forces , dans certaines d’entre elles j’ai même du trouver des maisons pour me refaire une santé , Des gens et des livres qui m’ont servis de boussole …Mais l’espoir est là car tu commence a voir que malgré le terrain rocailleux, chacun de ces voyages en toi tu conduis plus loin .dans le voyage et en même temps plus près ou plus consciente
de cette lumière.
Sans doute que pour moi ELLES étaient toutes nécessaire pour me conduire ici maintenant et aujourd’hui dans cet unique instant présent … elles ont laissées en moi une fragilité mais pas celle d’un coeur que l’on brise facilement .
Mais une fragilité d’un être qui peut se perdre a l’intérieur d’elle même ou tombé dans de grands trous noirs.
Et pourtant le paradoxe est que c’est cette même fragilité qui me guide Vers
celui en qui j’ai mis toute cette espérance depuis cette première tempête à l’âge de 33 ans
Et jusqu’à cette minute , il ne m’as jamais abandonné …
l’espérance
Si tu ressens un jour que ta zone d’équilibre est devenue comme moi d’une
Grande fragilité.
Si tu te sens tellement ébranler et que la tempête se déchaîne en toi
Que tu emploies toutes les forces que tu as en toi pour essayer de tenir le gouvernail.
Que tu descends au fond de toi et que tu vois tous les débris qui t’empêchent de remonter.
Et que dans tous ces vents et ces remous tu as une immense peur de couler.
Je te souhaite de découvrir au plus profond de toi ce que moi j’ai découvert.
Quand sur le bord de me noyer je m’y suis accrochée
Et que tranquillement en le laissant me guider je me suis retrouvée sur un rivage à chaque fois.
Je crains encore ces tempêtes en moi, mais je peux te dire que maintenant je crois

Jeanne d’arc.

Je pensais à toi …

   

Petit homme !

Est –ce que je verrais un jour un peu de bonheur dans tes yeux.

Je sais que cela ne doit pas être facile.

De vouloir être un homme.

Et de trainer.

Dans son cœur toutes les blessures de l’enfant.

Mais si un jour tu peux comprendre.

Que tu n’es pas seul.

Chacun de nous avons à vivre avec

Toutes nos blessures aussi.

Parfois même si nous sommes grand.

On se sent tout petit en dedans.

 

Blessures de rejet, blessure de trahison, blessure d’abandon, blessures de ne pas être reconnu etc…

C’est souvent avec toutes ces blessures que l’on s’est formé une personnalité

Souvent rempli de mécanismes de défense

Nous sommes plus souvent en réaction

Que vraiment en action.

Mais à force de ne regarder que celles –ci.

On est aveugle !

A tous les gestes d’amour.

Toutes les marques de tendresse.

Toutes les petites choses que les autres font pour nous.

A`force de vouloir être aimé par une personne en particulier.

Nous ne voyons pas toutes celles qui nous aiment

Juste à côté.

Il y a des personnes qui ne peuvent pas aimer.

Elles en sont incapables.

Car elles ne sont pas capables de s’aimer elles –mêmes.

Et aussi parce qu’elles n’ont jamais appris à aimer.

 

Puis un jour.

On cherche notre identité.

Voilà l’adolescence ?

On pense que les grands sont dépassés.

Qu’ils ne connaissent rien.

Mais on finit par vieillir.

Et parfois on voudrait s’appuyer sur la sagesse des adultes du passé.

Mais on se réveille parfois trop tard.

Et ils ne sont plus là.

 

Pas facile de dépasser ces blessures

De changer tous nos comportements.

Mais les autres sont blessés aussi.

Et ont ne sait jamais dans laquelle nous irons toucher.

Alors je crois que nous devons un jour choisir.

Nous arrivons un matin à une croisée de chemin.

D’un coté il y a le passé et de l’autre il y l’avenir.

Il nous faut accepter aujourd’hui qu’hier on ne peut le changer

Malgré toute notre volonté.

Il nous faut aujourd’hui choisir .d’être heureux.

Il nous faut tous un jour dépassé ces blessures les abandonnés au passé.

Quitter le terrain de guerre.

Pour vivre aujourd’hui.

Et regarder en avant.

Sûrement que tu y arrive avec des cicatrices. 

Chacun y porte les siennes.

Je te souhaite de regarder vers le soleil levant ainsi l’ombre sera derrière toi.

Je t’aime mon petit homme.

Mon petit roi. 

Je voudrais tellement voir un peu de bonheur dans le fond de tes yeux !

D’une femme qui t’aime énormément.

(tu te souviens de notre chanson : dis boule de gomme serais-tu devenu un homme ) 

Jeanne D’arc

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Mes yeux

mesyeux

Mes yeux !

Mes yeux ils contiennent la couleur de tous mes rejets, de tous mes abandons, et de tout les abus ,et aussi de chacun de mes deuils.

De toutes mes trahisons et de toutes mes déceptions.

Mais ils contiennent aussi la couleur de toutes mes joies de tous mes accueils de tous mes pardons et toutes mes absolutions la couleur de toutes mes acceptations.

De toutes mes libérations .

J’oserais même dire de toutes mes résurrections.

Ils contiennent aussi la couleur de tous mes amours et tous mes rêves.

De toutes mes peines, mes pertes et de toutes mes passions

Mes yeux ont versés des larmes,

Oui larmes de peine et larmes de joie

Larmes sucrées et larmes salées.

Larmes douces et larmes amères

Larmes de désespoir

Et larmes de libération

Larmes de colère et larmes supplication.

Longtemps ces larmes je les ai versées en dedans.

Elles restaient dans mon cœur.

C’est là qu’elles ont faillis m’étouffer.

Mes yeux ont parfois regardés sans voir

Car ils étaient aveuglés.

Et aussi parce qu’ils avaient peur de regarder.

D’autres fois ils ont vus sans regarder

Ils ont été éblouis.

Et ils ont vus des choses qu’ils auraient aimées ne pas voir

Mais ils ont aussi vus des choses

D’une beauté indescriptible. .

C’est pour tout ça que je désire vivre les yeux grands ouverts

Aujourd’hui et maintenant.

Dans la maison du présent.

Et quand viendra l’heure où je fermerai mes yeux !

Derrière ces fenêtres closes

Je voudrais emporter les beaux souvenirs

Que mes yeux ont savourés !

Et les autres souvenirs qu’ils soient purifiés et lavés

Par les larmes qu’ils ont provoquées.

Qui sont souvent ainsi quand elles sont baignées dans les eaux d’un pardon.

Quand je sens monter une larme

Et qu’elle se rend jusqu’à dans mes yeux

Je me dis voici un cadeau de Dieu !

Car toutes les expériences.

Ce sont des perles que la vie m’a donné.

Elles auraient pu éteindre mes yeux, les noyés mais je pense qu’elles les ont bénis,

Toutes ces expériences font de moi ce que je suis.

Parce que je veux voir la lumière et les étoiles.

Briller dans tous les yeux qui croisent mon regard.

Je choisis d’essayer de regarder .avec les yeux de l’amour.

Alors je choisis d’aimer.

Oui après toutes ces années c’est le seul verbe

Que je désire désormais conjuguer.

Car je crois, ainsi est ma foi

Que l’amour est la couleur de Dieu.

Et c’est cette couleur que je voudrais,

Toujours voir dans mes yeux.

La couleur que j’ai vu le plus souvent dans les yeux d’un enfant.

Jeanne D’arc.

(Ce poème je le dédis à mes enfants et petits enfants car les mots les plus beaux que j’ai entendus et qui sont aussi les plus doux

Ces mots contiennent pour moi toutes les couleurs de l’arc-en –ciel

Maman et grand –maman .)

mon phare

Mon phare.

Il est là pour guider mes pas.

Depuis que je suis enfant que je navigue parfois.

Dans des zones brumeuses.

Traversant les grandes tempêtes de ma vie.

Il est la pour guider mes pas.

J’y aperçois sa lueur.

Même dans la plus noire des nuits.

A travers les plus lourds nuages.

Perce cette lumière.

Pour éclairer mon âme.

Il est là pour guider mes pas.

Quand je ne retrouve plus ma route.

Sur une mer incertaine.

Quand je me suis trop éloignée de ma terre.

La seule que mon âme connaît.

J’ouvre mes sens intérieurs.

Pour trouver sa lumière.

Pour revenir a la source.

Il est là pour guider mes pas.

Il me ramène au port.

Il me guide vers le rivage.

Celle de mon île.

Celle que mon âme reconnaît.

Jeanne.

A la porte de son âme

Juste ici un  œil se fait curieux.

Tout a  coup L’ intérieur devient un grand point d’interrogation.  alcove

Dans  cette solitude matinale.

Au  lever du jour.

Dans cette ouverture un peu en retrait, dans  cette petite alcôve , jour après jour, au petit matin elle vient s’assoir

Pour tenter de toucher sa lumière.

Même si c’est un simple effleurement.

De s’en approcher

Pas la lumière qui éclaire les choses de l’extérieur , mais celle qui perce tout de bord en bord , celle a travers laquelle tout devient transparent.

Cette lumière que nous voyons mieux souvent les yeux fermés.

Et  parfois il lui  semble pour un instant la  percevoir

Pour lui confier  tous ses questionnements.

Elle regarde la vie qui passe à l’extérieur, mais aussi les gens, les saisons.

Tout ce qui lui passe devant les yeux lui offre des pistes de réflexions.

Mais aussi des signes de solutions.

De ce qui se  vit  plus difficilement

Dans son monde intérieur.

Des mots sonnent des réponses à tous ses point d’interrogations.

Alors certains se changent en point d’exclamation.

Des émotions se vivent dans cet espace.

Des couleurs, des sensations.

Viennent lui dévoiler et raconter la vie.

la sienne , mais aussi toute vie qui l’entoure.

Cet endroit devient son point d’observation favori.

Son petit coin de retraite à chaque jour.

Elle peut aussi lui parler de comment elle se vit intérieurement.

Mais ce matin.

Quelque chose du dehors la touche et provoque.

Encore en elle une perte d’équilibre…

Elle redoute cette zone fragile  , cette  sensibilité dans son être.

Est sa plus grande fragilité

Et tout ce qui peut ainsi l’éveiller.

Celle  qui  revient sans cesse à intervalles réguliers, mais toujours sans s’annoncer.

Elle ne peut jamais savoir qui ou quoi en sera le déclencheur.

Qui ou quoi éveillera un fantôme ou une mémoire encore blessée.

Tant de mémoires encore à guérir.

Tant encore à réconcilier en dedans.

Mais le premier pas a été franchi , celui de dire oui de tout cœur a cette réconciliation.

Peu importe le temps qu’il lui faudra…..

Pour rejoindre toutes les parties  de soi,

Mais se présente aussi  des mémoires fantastiques pleines de joies et de rires.

Qui lui arrive et l’ébranle aussi.

La joie et le bonheur peuvent aussi être déstabilisant  parfois.

Soudain, tout son intérieur devient d’une fragilité qui la laisse complètement désarmée.

Parfois ainsi en  elle vient s’installer le doute qui en quelques secondes recouvre tout.

Ce doute envahit la totalité de son univers il prend toute la place en elle.

La peur s’installe elle ne sait pas combien de temps il lui faudra

Pour sortir de cette impasse.

Elle sait qu’il lui faudra tout revisiter.

Vraiment faire le point sur ce qui a encore grand prix au profond de son cœur.

Elle connait exactement l’endroit de la première perte de son équilibre.

Mais par cette ouverture  là pourtant elle a encore une peur d’y regarder.

Dans cette déchirure,

Car elle a peur d’y replonger encore dans un vide si profond …

Un vide ou elle a vraiment cru se perdre.

Un puits qu’elle a cru sans fond.

Mais quelqu’un avait déjà visité cette nuit des profondeurs.

Alors une main lui fût tendue.

Cette main fût son sauveur.

Jeanne D’arc

Une reprise ..

 

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Tu peux être prisonnier même au sommet de la plus haute montagne, et tu peux devenir libre même au fond d’une prison.

(Auteur inconnu)

Le pardon.

J’ai vécu longtemps en étant mal dans ma peau.

J’ai vécu longtemps comme si je portais un fardeau.

Une colère m’habitait.

Un ressentiment profond, et un apitoiement sans fond.

Est-il légitime certains diront qu’oui ?

Moi je crois qu’il m’a retenu prisonnière.

Pendant si longtemps.

Chaque matin inconsciemment je mettais dans mon bagage.

Les gestes de mes abuseurs.

Et toutes mes blessures.

Ils m’empêchaient de vivre.

Toutes mes heures étaient teintées du passé.

Je portais la honte.

J’ai porté mon corps de souffrance si longtemps

Comme une deuxième peau je m’en revêtais.

Je ressassais sans cesse tous ces gestes.

Je les revivais continuellement

Ils gâchaient tous les beaux instants de ma vie.

Comme si tout était teinté de grisaille ?

J’ai sombré dans l’alcool.

Pour oublier.

Pendant si longtemps.

Je privais tous ceux qui m’aimaient

Dans le présent de ma vie.

J’étais si absente dans ma vie au présent.

Puis un jour j’ai eu un réel désir de vivre.

Et de devenir présente à ma vie.

Après avoir si longtemps eu le goût de mourir.

J’ai eu le réel désir de sortir du rôle d’une victime.

Car je ne pouvais plus vivre avec celle-ci.

Je suis pour un temps tomber dans un autre extrême celui du bourreau.

Mon esprit habité par la rancune et des désirs de vengeance.

Soif de faire justice ?

M’a tant fait souffrir.

Longtemps il était inconscience.

Puis arrive une prise de conscience

Je ne pouvais plus vivre avec tout ce ressentiment dans mon être.

Il me consumait à petit feu.

J’en étais rendu encore a une croisée de chemin

Et de tout mon cœur j’ai eu un désir de pardonner.

Un désir d’être libre.

Oui un désir de pardon a pris naissance.

Et depuis ce jour le pardon a fait son chemin en moi.

Cela peut paraître facile et cela peut l’être en effet.

Mais pour moi ce fût le chemin de presque une vie.

Parce que j’ai résisté si longtemps au lâcher prise.

Je me suis accroché si longtemps a ce passé souffrant.

Je crois que j’en avais fait mon identité.

Je n’ai pas oublié les gestes et je ne les approuve pas.

Mais j’ai libéré le lien qui me retenait à eux.

Ils font partis du passé.

Je les laisse partir en paix.

Je suis libre et ils sont libres.

Je ne retiens plus rien emprisonné.

J’ai démoli la prison que j’avais construite en moi.

J’ai libéré leurs cœurs et le mien

Et j’ai fait le même chemin envers moi.

Je me suis entièrement pardonné.

Tous mes ressentiments, mes désirs de vengeances, mes colères.

Et chacun de mes manquements et de mes inconsciences.

Je me suis pardonné mes longues absences.

Dans ma vie au présent.

J’essai de rester dans le moment qui est là peu importe comment il se présente.

Présente à moi-même et à ce que je rencontre.

J’ai libéré mon cœur les souvenirs ne me font plus mal.

Et je les visite de moins en moins.

Ils sont là mais je suis libre d’eux.

Je les pardonne du plus profond de mon être.

Je peux leur dire vas en paix.

Je ne garde aucun otage en moi.

Je le ressens dans le plus profond de moi.

Je ne peux changer le monde.

Mais je peux changer mon monde

Je peux enfin me dire vis en paix, vis la paix.

Je peux rencontrer chacun d’eux dans mon esprit.

Je ne tiens plus aucun livre de comptes.

Aucune facture en suspens.

Je ne peux expliquer mais le pardon je l’ai fait pour moi d’abord.

Et ensuite par amour pour mes enfants.

Quand j’ai eu le désir intense de leur donner une mère au présent.

Et non pas une prisonnière du passé.

Je ne nie pas, ce qui est arrivé. Je choisis de ne plus le juger.

De ne plus le porter.

Je choisis de libérer mon cœur de toute condamnation.

De tout ressentiment de ne rien retenir.

Je ne garde aucune résistance.

Je choisis de vivre la paix en moi.

Il y a des relations que je n’entretiens plus.

Mais je ne les retiens pas dans une prison à l’intérieur de moi.

Je les laisse partir en paix.

Je vis au présent.

Et tout est parfaitement bien en cet instant

Je suis présente ici maintenant.

Pleinement et entièrement.

J’ai repris le plein pouvoir de ma vie.

La totale responsabilité de mes émotions.

Mon cœur et mon âme sont maintenant si légers.

Quand la paix que m’a procuré le pardon est venu touchée mon Être.

J’ai ressenti l’amour et une grande liberté.

Et une douceur.

Est venu habiter mon cœur en profondeur.

Jeanne D’arc

xxx

du fond de mes archives.

Le lien(3)

M. B.

Il y a des personnes qui passent dans notre vie.

Et du fait de leur passage.

C’est toute notre vie qui en sera transformé.

Il laisse une marque profonde.

Tu es l’une de ces personnes de ma vie.

Tu es arrivé.

Quand j’étais au fond d’un gouffre.

Dans ma plus grande tempête.

Tu as tenu le fil.

Qui me ramenait en surface quand je sombrais dans les eaux trop profondes.

Tu es celui.

Auquel j’ai pu m’accrocher pour retrouver le chemin vers la vie.

Quand moi je marchais vers celui de la mort.

Tu es la première personne qui m’a ouvert le chemin de ma liberté.

Notre lien c’est un lien de médecin patient.

Tu m’as offert une oreille qui ne juge pas.

Quand moi je me condamnais.

Tu m’as fait regarder tous les blocages que j’avais construits en moi.

A partir de ce lien j’ai pu découvrir mes propres points de repère.

Pour défaire les murs et les barrières en moi.

Et j’ai pu tracer ma propre carte au trésor enfoui.

Je sais qu’il m’a fallut faire un travail archéologique.

Dans ma terre de naissance.

Mais par le fait que tu as cru que je pouvais y arriver.

Tu as eu assez foi en moi.

Alors que moi je m’étais complètement rejetée.

Qu’une semence d’espérance tu y à laissé.

Je ne sais pas si un jour nos chemins se croiseront de nouveau.

Mais par cet écrit.

Je veux te dire merci.

Je sais que le mot semble petit, mais c’est tout mon cœur que je mets dans ce merci.

Je le lance dans l’univers, car je n’ai aucune espèce d’idée ou la vie t’a conduit.

Tu as été bien plus qu’un médecin.

Ta présence fut comme le passage d’un ange.

En l’année 1982.

Le passage le plus difficile de ma vie.

Tu es le premier guide d’une petite chenille.

Vers la vie et la naissance d’un papillon.

Jeanne D’arc.

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